Tobacco Products Control Act Trial
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Affidavit de Neil E. Collishaw, le 21 octobre 1988
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Je, soussign4, Neil E. Collishaw, chef de l'Unit4
des produits du tabac, direction g4n4rale, protection
de la sant4 au Ministate de la Sant4 et du Bien-~tre social
Canada, domicili4 et r4sidant au 134, avenue Caroline,
Ottawa, 4tant d0ment asserment4 sur les Saints ~vangiles,
d4clare et dis que:
I. Je suis chef ~ l'Unit4 des produits du tabac,
direction g4n4rale, protection de la sant4 au Ministate
de la Sant4 et du Bien-~tre social Canada;
2. ~ ce titre, je suis responsable de ce qui concerne
la Loi r4glementant les produits du tabac;
3. Au courant de i'4t4 1988, j'ai 4t4 inform4 que
la compagnie Rothman, Benson & Hedges Inc. contestait
devant la Cour f4d4rale du Canada, divisioin de premiere
instance la Loi r4glementant les produits du tabac;
4. D~s la fin du mois d'ao~t 1988, j'ai entrepris
des d4marches afin de recruter des experts dans le domaine
m4dical et dans le domaine de la publicit4;
5. Du let au 15 septembre 1988, j'ai contact4 ~
plusieurs reprises mes homologues du Gouvernement am4ricain
afin d'identifier d'autres personnes pouvant agir comme
expert dans le litige portant sur la Loi r4glementant
les produits du tabac;
6. Du 14 au 23 septembre 1988, j'ai contact4 plusieurs
personnes, notamment:
a)
M. Richard Pollay
Professeur en marketing
et Communication
Faculty of Commerce
and Business Administration
British Columbia
(Lequel m'a mentionn4 ~tre int4ress4
~ agir comme expert)
b)
M. Lynn Kozlowski
Psychologue
Addiction Research Foundation Toronto
(Lequel m'a mentionn4 ~tre int4ress4
~ agir comme expert)

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c)
M. Allen Best
Psychologue
University of Waterloo
Sp4cialiste en pr4vention du tabagisme
(Lequel m'a mentionn4 ~tre int4ress~
~ agir comme expert)
d)
William Leiss
Professeur et sp4cialiste en
communication et publicit4
Simon Fraser University
(Lequel m'a mentionn4 ~tre int4ress4
~ agir comme expert)
e)
Neville Lefcoe
Pneumologue
Facult4 de M4decine
Western, Ontario
(Lequel m'a mentionn4 ~tre int4ress4
~ agir comme expert)
f)
Kenneth Warner
~conomiste
Sp4cialiste sur la publicit4 du tabac
University of Michigan
(Lequel m'a inform4 ne pouvoir d4terminer
sa disponibilit4 avant le mois de janvier
1989)
g)
Anthony Miller
~pid4miologue
Universit4 de Toronto
(Lequel m'a mentionn4 ~tre int4ress4
~ agir comme expert)
7. Le ou vers le 26 septembre 1988, j'ai transmis
une lettre aux cinq (5) premieres personnes mentionn4es
au paragraphe pr4c4dent et au Dr. Miller leur demandant
de me faire parvenir leur Curriculum Vitae dans les plus
brefs d41ais;
8. Le 27 septembre 1988, j'ai retenu les services
du Docteur Laurent Marcoux pour m'aider ~ identifier des
experts francophones en mati~re m4dicale et les recruter
comme expert;

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9. Le 29 septembre 1988, j'ai exp4di4 ii lettres
faisant suite ~ de nombreux appels t414phoniques aux personnes
ci-apr~s nomm4es leur demandant s'ils pouvaient agir comme
expert:
a)
Dr. Kjell Bjartveit
M4decin de Oslo en Norv~ge
(pays o~ la publicit4 est prohib4 depuis
1976)
Sp4cialiste sur le tabac
(J'ai 4t4 contact4 par t414phone le 18
octobre 1988 par le Dr. Bjartveit qu'il
aimerait pouvoir collaborer avec moi,
mais qu'en raison des courts d41ais,
il ne pouvait pr4parer un rapport et
t4moigner, 4tant donn4 qu'il n'4tait
pas disponible avant la mi-novembre 1988)
b)
Dr. Nicolas Anthonisen
Pneumologue
Universit4 du Manitoba, Winnipeg
(Ii n'a pas encore fait connaitre sa
r4ponse)
c)
David Burns
M4decin Facult4 de M4decine
Californie San Diego
Sp4cialiste dans les effets du tabac
R4dacteur en chef scientifique de plusieurs
rapports du chirurgien g4n4ral (US) sur
le tabac et la sant4
(Ii n'a pas encore fait connaftre sa
r4ponse)
d)
Kenneth Warner (mentionn4 au paragraphe
15f)
(Ii n'a pas encore fait connaitre sa
r4ponse)
e)
W. Kannel
Chief Section of Preventive
Medicine and Epidemiology
Boston, Medical Center
(Ii n'a pas encore fait connaitre sa
r4ponse)

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f)
D.W. Spitzer
~pid4miologue
Montreal General Hospital
(Lequel a refus4 en raison d'un manque
de disponibilit4)
g)
G. Gorn
Professeur
Marketing & Communication
Faculty of Commerce and Business
Administration
University of British Columbia
h)
J. McCarthy
~pid4miologue
Harvard School
Public Health Boston
(Ii n'a pas encore fait connaitre sa
r4ponse)
i)
Jack Siematycki
~pid4miologue
Montr4al
(Lequel m'a inform4 ~tre int4ress4 lots
d'une conversation t414phonique eta
confirm4 par 4crit son int4r~t en indiquant
que le temps allou4 ~ la pr4paration
de son rapport 4tait le facteur d4terminant
entre un sommaire et une 4tude exhaustive)
j)
Jonathan Samet
Professeur ~ la Facult4 de M4decine
University of Mexico
k)
W. Rickert
Chimiste ~ l'Universit4 de Waterloo
Analyse de la fum4e du tabac
(Ii m'a r4f4r4 ~ monsieur A. Castonguay)
I0. Du 3 au 5 octobre 1988, je me suis rendu ~ Washington
afin de rencontrer mes homologues du Gouvernement des
~tats-Unis afin d'identifier d'autres experts que je pourrais
contacter et retenir pour agir comme experts, j'ai obtenu
plusieurs noms de r4f4rences;
Ii. Du 6 au 7 octobre 1988, j'ai identifi4 avec
l'aide du Docteur Laurent Marcoux les experts suivants

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et je lui ai demand4 de retenir leurs services comme expert:
a)
Marcel Boulanger, cardiologue de Montr4al;
(subs4quemment monsieur Boulanger a refus4
d'agir comme expert, 4rant donn4 qu'il ne
pouvait pr4parer un rapport pour le mois
de novembre et qu'il sera ~ l'ext4rieur
du pays au cours de cette p4riode et
subs4quemment, soit le 18 octobre 1988,
il a 4t4 inform4 que deux (2) autres cardiologues
contact4s par le Docteur Laurent Marcoux
ont refus4 d'agir comme expert en raison
des courts d41ais)
b)
c)
d)
e)
Gaston Ostiguy, pneumologue de Montr4al
Fernand Turcotte, 4pid4miologue de Qu4bec;
Jacques Brisson, 4pid4miologue de Qu4bec;
Andr4 Castonguay, chimiste de Qu4bec.
12. Du i0 au 13 octobre 1988, j'ai contact4 et retenu
les services des personnes suivantes pour agir comme expert:
Richard Pollay
Lynn Kozlowski
Roberta Ferrence
Anthony Miller (il est actuellement en Argentine
jusqu'au 31 octobre 1988 et apr~s avoir contact~
sa secr4taire, j'ai 4t4 inform4 qu'il ne pouvait
~tre rejoint)
13.
de:
Le 17 octobre 1988, j'ai retenu les services
Allan Best
Don Wigle
Neville Lefcoe
Jerry Goodis
14. Le 18 octobre 1988, j'ai 4t4 inform4 que Mme
Diane H4on oeuvrant dans le domaine de la publicit4 ~
Montr4al ne pouvait agir comme expert vules courts d41ais.
De plus, M. Kenneth Warner ne pourra agir comme expert
et je doute que le Docteur Anthony Miller ait le temps
de pr4parer un rapport 4crit pour le 7 novembre 1988,
4tant donn4 qu'il est ~ l'ext4rieur du pays et ne sera
de retour qu'~ la fin du mois d'octobre 1988;
15. Ii m'est impossible de recruter d'autres experts
et j'ai 4t4 inform4 par certains des experts qui ont accept4

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de pr4parer un rapport, que le court d41ai de pr4paration
allou4 4tait inad4quat;
16. Je sais qu'il y a d'autres experts de grande
r~putation dont j'aimerais retenir les services pour agir
comme expert, ce que je ne peux faire en raison des courts
d41ais d'audition;
ET J'AI SIGN~:
NEIL E. COLLISHAW
NEIL E. COLLISHAW
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ASSERMENT~ DEVANT MOI, ~ OTTAWA,
ce 21i~me jour d'octobre 1988
(S): R. STUART ARCHIBALD
Commissaire ~ l'assermentation pour
le district d'Ottawa
COPIE CONFORME:
COTE & OUELLET
COTE & OUELLET
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Affidavit de Claude Joyal, le 21 octobre 1988
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Je, soussign4, Claude Joyal, avocat, domicili4
et r4sidant au 59, rue Gingras, Repentigny, 4tant d6ment
asserment4 sur les Saints ~vangiles, d4clare et dis que:
Je suis avocat au Ministate f4d4ral de la Justice
et j'ai charge du pr4sent dossier;
J'ai lu la requite pour permission d'appeler
d'un jugement interlocutoire et tousles faits
mentionn4s aux paragraphes 6, 7, 8, 9, i0, ii,
12, 26, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 38, 39,
40, 41, 45 et 46 sont vrais.
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ET J'AI SIGN~:
CLAUDE JOYAL
CLAUDE JOYAL
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ASSERMENT~ DEVANT MOI, ~ MONTREAL,
ce 21i~me jour d'octobre 1988
(S): LINDA CARTIER
Commissaire ~ l'assermentation pour
le district de Montr4al
COPIE CONFORME:
COTE & OUELLET
COTE & OUELLET
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Avis de pr4sentation, le 21 octobre 1988
AVIS DE PRESENTATION
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Me Simon V. Potter
OGILVY, RENAULT
1981, av. McGill College
Montr4al, Qu4bec
PRENEZ AVIS que la pr4sente requite sera pr4sent4e
pour adjudication devant la Cour d'appel du Qu4bec du
district de Montr4al, si4geant en division de pratique,
le 26 octobre 1988 ~ 10h00 ou aussit~t que Conseil pourra
~tre entendu, au Palais de Justice de Montreal, 1 est,
rue Notre-Dame, en la salle 17.07.
VEUILLEZ AGIR EN CONSEQUENCE.
MONTREAL, ce 21i~me jour d'octobre
1988
(s):
COTE & OUELLET
COTE & OUELLET
Procureurs de l'Intim4
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COPIE CONFORME
C~TE & OUELLET
COTE & OUELLET
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Jugement de la Cour d'Appel, le 30 novembre 1988
JUGEMENT DE LA COUR D'APPEL
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LA COUR, statuant sur un pourvoi ~ l'encontre
d'un jugement interlocutoire rendu le 18 octobre 1988
par l'honorable Jean-Jude Chabot de la Cour sup4rieure
(district de Montr4al) qui rendait diverses ordonnances
sur des requites form4es en vertu des articles 455 et
398 C.p.c. et relatives aux mesures d'instruction d'une
requite pour jugement d4claratoire pr4sent4e par l'Intim4e,
dat4e le let septembre 1988, et dont les conclusions recherch4es
se lisent:
ACCUEILLIR la pr4sente requite;
D~CLARER que les articles 4, 5, 6 et 8 de la
Loi r4glementant les produits du tabac, S.C.
1988 c. 20 sont ultra vires des comp4tences
14gislatives du Parlement du Canada aux termes
de la Loi constitutionnelle de 1867;
D~CLARER que les articles 4, 5, 6 et 8 de la
Loi r4glementant les produits du tabac, S.C.
1988 c. 20, enfreignent l'article 2b) de la
Charte canadienne des droits et libert4s, 4tant
la Pattie I de la Loi constitutionnelle de 1982;
D~CLARER que les articles 4,5, 6 et 8 de la
Loi r4@lementant les produits du tabac, S.C.
1988 c. 20 sont inop4rants, nuls et de nul effet;
D~CLARER que la Requ4rante et toute personne
au Canada ont le droit, ~ moins et jusqu'~ ce
que ce jugement ne soit renvers4 ou modifi4,
de faire la publicit4 des produits du tabac
et d'utiliser toute marque de commerce, enregistr4e
ou non, en liaison avec des produits du tabac
conform4ment aux Lois applicables, autres que
les articles 4, 5, 6 et 8 de la Loi r4glementant
les produits du tabac, S.C. 1988 c. 20;
LE TOUT AVEC D~PENS.
CONSID~RANT l'autorisation de se pourvoir qui
a 4t4 accord4e le 2 novembre 1988 par le Juge unique;
Apr~s examen du dossier et des affidavits produits,
audition et d41ib4r4;

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Jugement de la Cour d'Appel, le 30 novembre 1988
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CONSID~RANT l'affirmation des avocats de la
pattie Intim4e ~ l'effet que la date retenue par le Juge
de premiere instance pour l'audition, soit le 14 novembre
1988, ne fut pas celle sugg4r4e par eux mais qu'ils avaient
plut6t sugg4r4 une date post4rieure vules circonstances
particuli~res de l'esp~ce;
CONSID~RANT que les avocats du Procureur G4n4ral
du Canada ont repr4sent4 qu'il leur 4tait n4cessaire d'obtenir
un certain d41ai avant l'audition pour, entre autres,
proc4der ~ des interrogatoires pr~liminaires, ~ l'examen
de certains documents pertinents et ~ la pr4paration de
diverses expertises;
CONSID~RANT les circonstances tr~s particuli~res
de ce dossier, de la preuve requise et des conclusions
recherch4es par la requite pour jugement d4claratoire;
Nous sommes d'avis que le calendrier impos4
le 18 octobre 1988 4tait susceptible de causer un pr4judice
s4rieux et irr4parable ~ la pattie appelante (Procureur
G4n4ral du Canada) en ce qu'il avait pour effet d~ ne
pas lui donner l'occasion de pr4senter sa preuve.
Toutefois, les 4ch4ances sont maintenant d4pass4es
et l'appel a perdu son premier objet.
Reste la conclusion qui apparaft ~ l'inscription
en appel et qui vise ~ obtenir une ordonnance de cette
Cour indiquant au Tribunal de premiere instance de ne
fixer l'audition que lorsque le dossier sera pr~t. Cette
conclusion ne peut ~tre accord4e parce qu'elle aurait
pour effet pratique de traiter la proc4dure utilis4e -une
requite- comme s'il s'agisssait d'une action, contrairement
au jugement rendu par le Juge de premiere instance le
4 octobre 1988 sur la requite en irrecevabilit4 portant
sur cette question pr4cise; elle constituerait aussi
en ce moment et en l'esp~ce, une ing4rence non justifi4e
dans le r61e que doit exercer le Tribunal de premiere
instance quant ~ la conduite du proc~s.
CONSID~RANT l'article 455 C.p.c.;
PAR CES MOTIFS:
ACCUEILLE l'appel;
i)
Voir Les Entreprises Roger Faucher Inc. c. Banque Royale
du Canada, (1985) R.D.J. 263.
